ROUTENS TEAM 2012

dimanche 26 février 2012

Specialized Boucles du Sud Ardèche

Ce samedi 25 février 2012, j'ai fais ma rentrée. Comme depuis maintenant 2 ans, je reprend ma saison lors de la cyclosportive Specialized Boucles du Sud Ardèche

Au programme 73 km avec de belles bosses au programme et notamment le rocher de Sampzon et ses terribles pourcentages. Après une semaine difficile à cause de mon stage de fin d'études, je me suis levé aux alentours de 5h30 pour prendre la direction de Ruoms.

Sur la route je me suis aperçu que le vent de nord était très violent autant dire que cela allait rendre les choses encore plus difficiles. Depuis quelques jours, je regardais la startlist et rien qu'à sa vue je savais que la course allait être d'un bon niveau. Au cours de ce déplacement, je suis comme toujours accompagné par mon ami Julien ainsi que mes coéquipiers David, Fredo et Eddy (nouveau dans le milieu).



9h45! Le compte a lieu! Je suis en première ligne afin d'éviter de remonter tout le paquet de plus de 250 coureurs. Les 15 premiers kilomètres sont très nerveux, ça frotte pour rester aux avants postes en vue de la Fontaine du Cade et ses 4km à un peu plus de 4%. Je parviens à rester parmi les 30 premiers au pied de cette première difficulté. Et comme je m'y attendais ce sont les coureurs du VC Pontois qui ont planté les premières banderilles! Pour commencer vous prenez deux frères très complices (Joris et Theotime Ronflet) sur le vélo (du moins c'est ce que je ressens), vous les faites attaquer à tour de rôle puis vous prenez le jeune Anthony Vernagallo en tête de peloton. En clair, le compteur a indiquer près de 35 km/h à certains endroits! Pour tout dire c'est durant cette ascension où ma fréquence cardiaque a été au maximum (environ 195 pulse/min). Je bascule en 15ème position alors que Nicolas Halgrain du Cyclisme Alpes Compétition prend la poudre d'escampette. Durant la descente, j'évite une chute assez violente de deux coureurs. 


La deuxième bosse arrive très rapidement. Dés les premiers mètres le rythme augmente mais le vent violent aura eu raison des attaquants. Du coup l'ascension se fait à un rythme assez élevé et la sélection s'opère par l'arrière puisque sur 80 coureurs présents au pied seulement une bonne trentaine basculent au sommet. Arrive la descente de Serre de Toure qui je dois bien l'avouer m'inquiéter de part son pourcentage assez prononcé mais aussi de part son revêtement et le précipice à droite de la route. 
80 km/h!!!!!! C'est la vitesse atteinte au rythme des bruits de cadres carbones au passage dans tous les trous dans la chaussée. Victime d'une petite cassure de 10m je reviens sans problème sur le groupe de tête lancé à la poursuite de Nicolas Halgrain qui a environ 3min d'avance et de Joris Ronflet qui possède plus que quelques secondes.



Entre Vallon pont d'Arc et le rocher de Sampzon plusieurs attaques ont lieu mais vu le vent ce sont davantage des coups d'épées dans l'eau! Impossible de sortir et creuser l'écart à moins d'être une jambe au dessus de tout le monde comme notre coureur du Cyclisme Alpes Compétition. Julien, qui a terminé 5ème l'an passé, est toujours à mes côtés. Je ne pensais pas un jour avoir une telle complicité sur le vélo avec quelqu'un! (c'est beau!). Arrive alors le fameux rocher de Sampzon! Je décide alors de remonter aux alentours de la 15ème place. La montée se fait au train! Pas d'accélération outre celle me semble t-il d'un des coureurs de Pont de Claix. Du coup je recule au sein du peloton jusqu'à me retrouver parmi les derniers du groupe qui s'étire de plus en plus. Je me retourne et m'aperçois que des coureurs ont lâché prise. Julien est environ quelques mètres derrière! A environ 500m du sommet une chicane à 12% me fait définitivement perdre le contact avec le groupe qui explose lui aussi. Je tente de me faire la peau tant bien que mal. A 100m du sommet j'aperçois Julien, je l'encourage et lui dit de faire la descente à fond pour rentrer. Julien est un grand descendeur! Garder sa roue est très difficile, il m'a fait tellement progresser que pour le coup il ne me rattrapera pas dans la descente. 
Je me retrouve ainsi avec 3 coureurs en chasse patate derrière un groupe pour la 17-18ème place à environ 150-200 m devant jusqu'à ce que l'un des coureurs décide de ne plus rouler à 2 km car selon lui nous ne rentrerons pas. Les deux autres décident de faire de même. Du coup je décide de tout donner tant pis! Et comme d'habitude 2 de ces 3 coureurs me sautent au sprint. 





Bilan:
Je suis satisfait de ma course au vue des conditions climatiques de ces dernières semaines. Je termine à environ 2min du deuxième et environ 1min30 d'une place dans les 10 premiers. Mon petit Julien termine quand à lui 37ème à 40 secondes de moi! David notre troisième acolyte termine 47ème.
34,2 km/h de moyenne avec près de 1000m de dénivelé positif!

Voici les différents graphique de ma course.








lundi 20 février 2012

Derniers efforts

A quelques jours de ma première course de la saison 2012 et au vue de la vague de froid qui a touché le pays ces dernières semaines, il était important de réaliser un bon entrainement le Week-End dernier. 


L'objectif était de faire une longue sortie le samedi avec un peu de dénivelé et un peu de rythme. Et enfin une sortie plus courte le dimanche.


Voici donc mon entrainement du Week-End.


Samedi 18 février:


Je suis parti avec mon fidèle coéquipier et ami Julien au RDV club à 10h. Nous étions seulement 6 motivés. Le parcours a été comme à son habitude concocté par Julien. Au programme près de 100 km avec deux petits cols culminant à environ 700m d'altitude, ce qui est largement suffisant pour la saison et en vue des première échéances. Nous avons commencé par 40 km tout plat parcourus à allure régulière, environ 30 km/h, sans faire monter le coeur. Puis nous avons attaqué les parties vallonnées du parcours pendant près de 10 km avant d'enchainer avec le premier col. Rien de bien méchant, environ 7 km à  une moyenne d'environ 4-5%. J'ai décidé de faire du fractionné sur le grand plateau  en accélérant toutes les 45-60 secondes espérant lancer les hostilités. Il aura fallu attendre 3-4 km pour que mes compagnons d'entrainement accélèrent à leur tour. Je continue sur la même lancé, une accélération de 30 secondes pour 45 secondes de récupération et ce pendant toute la durée de la montée outre les 2 derniers km où je suis monté au train sans dépasser 80-90% de ma Fcmax. Après une courte descente se profil le deuxième col bien plus court, environ 3,5 km, mais à peine un peu plus pentu. J'ai grimpé celui-ci au seuil. J'arrive en haut dans un bon état. S'est enchainé une longue descente très technique au rendement mauvais. Puis le retour sur Grenoble par les bords de l'Isère en accélérant progressivement sur la fin de la sortie.






Bilan: 112 km en 4h09min et environ 1000m de D+ soit environ 27 km/h de moyenne. De bonnes sensations, les jambes répondaient bien et la forme est là!


Dimanche 19 février:


Le matin en me levant je sens que la sortie de la veille est encore dans les jambes. Comme à chaque fois on se rejoint Julien et moi pour rejoindre le club. Nous sommes environ une dizaine. Direction le sud de l'Isère. Le but de la sortie était de faire encore un peu de rythme sans se mettre dans le rouge afin de ne pas trop se cramer. Pour cela, je me suis contenté de ne faire que les pancartes où de réaliser des efforts brefs d'environ 1 min pour commencer à s'entrainer à préparer les sprints pour notre sprinter David.Au fur et à mesure de l'avancée de la sortie, les jambes ont commencé à piquer et devenir dures. Mais bon quand on est cycliste on aime ce genre de sensation et ça prouve que l'on a bien travaillé dans l'ensemble. A ce petit jeu, j'ai réalisé un ensemble d'efforts courts mais intenses et entre ces différents intervalles je tournais les jambes.




Bilan: Un petit parcours de 65 km légèrement vallonné avec un peu de rythme mais pas trop. 2h45 de selle, une moyenne très faible qui s'explique par la traversée de Grenoble à deux reprises et à l'attente d'autres cyclistes en manque de forme. 


Je ressors de ce WE assez confiant dans l'ensemble et surtout rassuré au sujet de ma condition. Je ne pense pas pouvoir être au niveau pour suivre les premiers la semaine prochaine à La Specialized Boucles du Sud Ardèche. J'ai pris un peu de retard dans ma préparation de début de saison à cause du froid et de la neige. L'objectif de la semaine prochaine sera de suivre le plus longtemps possible les premiers en espérant accrocher un des bons wagons.


Je ferai un compte rendu détaillé de ma course dimanche prochain. De plus, il se pourrait qu'un événement important arrive dans les prochaines semaines et qui pourrait avoir des conséquences intéressantes pour la suite de ma saison.

lundi 6 février 2012

Suspension de Contador

Quand je me suis lancé dans ce blog je m'étais juré de ne jamais parler dopage mais circonstance exceptionnelle oblige!


Le verdict est tombé! 566 jours auront été nécessaire afin de prononcer la fameuse sentence. 


ALBERTO CONTADOR est proclamé coupable par le TAS!

Reprenons depuis le début. Alberto Contador à été contrôlé positif au clenbutérol lors de la journée de repos à Pau lors du Tour 2010. 50 picogramme/ml de sang de ce produit permettant selon les scientifiques de perdre du poids, de renforcer le phénomène de ventilation et d'améliorer l'afflux sanguin d'où une meilleure congestion musculaire. 

El pistolero a été, suite à son contrôle positif, relaxé par la fédération espagnole. Il aura alors fallu attendre près de 2 ou 3 reports de jugement du TAS afin d'apprendre la suspension du coureur espagnol.

2 choses m'emmènent à écrire cet article.

- Premièrement, je trouve la procédure tout simplement honteuse. Attendre près de 2 ans avant de juger un coureur. Tout simplement irrespectueux envers le coureur lui même mais aussi envers les passionnés de cyclisme.
- Deuxièmement, je remets en cause ce jugement. Suspendre un coureur 2 ans de manière rétroactive est en soi un peu stupide à mon goût. Ce cas me fait penser au cas Gregory Baugé. 

Très sincèrement, je crois en la sincérité d'Alberto Contador. J'ai énormément de mal à croire que quelqu'un puisse avoir 50 picogramme/ml un jour J, de repos qui plus est, et rien la veille. Cela voudrait dire que Alberto Contador s'est injecté une quantité infinitésimale en 24h. Ceci me parait difficilement réalisable. 

Enfin, je déplore le tapage médiatique de cette affaire qui comme toutes les affaires de dopage dans le cyclisme sont balancées sur la place publique, et les coureurs traités comme de vulgaires criminels.